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vendredi 7 octobre 2011

Tu es la finesse qui ensable le soir [Vers déterrés (8)]


 Tu es la finesse qui ensable le soir
Et tous ces rêves chauds émergés de l'écume
Mousseuse et rassurante, allégeant d'amertume
Ces soucis étoilés en ma mer de déboires.

Tu es ce qui manque quand arrive le soir,
Nonchalante attitude aux contours si dorés
Où j'avoue l'habitude de tout dévoiler,
En tes moindres détails s'immisce mon regard.

De ne pas te mentir et de trop me peiner
De penser que tu es celle que j'ai rêvé
En ces nuits veloutées par ta pensée pressante,

Où scrutant sans scrupule, où humant des parfums,
Exilé de mon cœur, à tes pieds, défunt,
Et heureux simplement que tu sois apaisante.

[J.ChAbAdA]

Camille Saint Saëns - Le Cygne

mercredi 31 août 2011

En vacances jusqu'au bout de la nuit...(holidays till the end of the night)

Je fais ma rentrée... Dans le cadre du cercle des filles du mercredi (+ deux gars), je suis convié à raconter une première fois (ou presque...), de même que MHF, Zette, Joufflette, Orfeenix,Lilith, Cortisone, A2f, Hadalalibella et Chrys...

Thème nostalgique de la semaine : premiers souvenirs de fin de vacances...(25% poésie, 75% poetry)
De ce que je me souvienne, mes parents aimaient profiter des vacances jusqu'au dernier soir, et le retour en voiture ou en camping-car home-made par mon papa se faisait jusqu'au bout de la nuit, la veille de la reprise scolaire, libre et non ceinturé sur la plage arrière ... 
Dans l'ambiance Pop 80's de la voiture familiale du retour au bercail, un peu en français, beaucoup en anglais (A touch of poetry for this week... Holidays till the end of the night)...


La nuit étoilée - Van Gogh.
Christopher Cross - Sailing.

J'étais en vacances jusqu'au bout de la nuit,
Encore salé par la mer, le corps ensablé
sur plage arrière, luisant sous la voie lactée,
Filant sous les étoiles, mon esprit reluit...

On holidays till the end of the night
The road back home through the cars of shadow
My driver Dad cradles my soft pillow
And music soothes my soul in the moonlight. 
 
And I just listen to the Radio
Music of the 80's drives me crazy
And leaving the Sea is not so easy
I'm still on the Beach, with little sorrow...

Is there any money time to borrow ?
Enjoying holidays all through the night,
Flying to the Moon, my eyes are so bright,
Tears of joy before schoolish tomorrow...




samedi 6 août 2011

Libertango... [tube de vers (19)]

 
Libertad + Tango => Libertango...
Commençons par le texte signé Guy Marchand...
Moi je suis tango, tango
Moi J'en fais toujours un peu trop
Moi je suis tango, tango
Je n'connais qu'des rimes en o
Moi je suis tango, tango

J'ai cette musique dans la peau
Moi je suis tango, tango
Elle me glace jusqu'aux os
Moi je suis tango, tango
Je l'étais dans mon berceau
Moi je suis tango, tango
Je le s'rai jusqu'au tombeau
Moi je suis tango, tango
Toutes les femmes sont des roseaux
Moi je suis tango, tango
Que je plie dans un sanglot
 (Ce n'est donc pas du Rimbaud..;-))
A mon tour de voir si je suis inspiré par des rimes en o et par la musique de Libertango...
Vous avez le choix de l'ambiance musicale (5)
   Ensemble vocal...
    Guitare acoustique...
   Accordéon...
   Piano et violon...
 
Ou orchestre symphonique...

 Votre choix est fait ? 
(Perso, j'avais choisi la version Piano+ Violon pour écrire...)
Voici mon poème... (16 heptasyllabes)
Liberté sur ce tango…
Bougeant du sang et des os
Mon cœur palpite en tempo
Sur l’air de Libertango
Ce monde vu de là-haut
Eloigné de mon berceau
Je voudrais être un oiseau
Me séparer des corbeaux
Qui survolent les roseaux
Etre enfin sauvé des eaux
Quittant l’humide fardeau
Mélancolique imago
Délaissé de mes fléaux
M’évader par le patio
A tire d’aile, angelot
Ne craignant plus les vils maux…
[Julien ChAbAdA ; 05/08/2011]

dimanche 15 mai 2011

Trou de vers - De la Muse hermaphrodite noyée à la Muse d'amour dorée...

Comme Blogger a eu l'amabilité de ne pas redonner le billet du même titre daté du 11/05 et disparu, je le recommence...

Librement inspiré du thème du poème de ma grande sœur poétique Orfeenix, intitulé Muse immunisée, voici mon poème...

[Sur une structure académique, des mots et des césures moins académiques… Emprunt fait à des références mythologiques tout de même...]


La Muse au lever du Soleil - Alphonse Osbert ; 1918.

De la Muse hermaphrodite noyée à la Muse d'amour dorée...


Amours et Voyages feront-ils bon ménage ?
Nettoyage de printemps, Nouvelle peau pour
Ta Muse perdue dans les Champs fauchés ; Et cours
Pieds nus dans les Champs de fleurs dorer ton plumage.

D’Hermès et d’Aphrodite es-tu un composite ?
Tu es si inspirée et si talentueuse
Que tu mériterais bien moins d’affres crasseuses,
Embaume-toi le corps d’anti-peurs parasites.

Méfie-toi de l’eau calme, où vivent les Naïades,
Salmacis te retient en son Lac de Carie,
Poséïdon remue ses vagues de furie,
Appréciant t’emporter dans de troubles Noyades.

Grâce à tes ablutions, il est temps de renaître,
Apaisée doucement, peau nue sous le bleu ciel,
Rechargement solaire en ton simple appareil,
Libérée des eaux sales de tes Démons traitres. 

[J.ChAbAdA ; 11/05/2011]

samedi 14 mai 2011

Tube de vers (6) - Summer 78 (Yann Tiersen)...

Tube de vers : tunnel musical motif d'inspiration poétique, vecteur de changement d'univers. Mon voyage poétique au son de la musique...

Musique : Summer 78 - Yann Tiersen (BO de Goodbye Lenin)

Merci à Miss K., ma photographe fétiche, pour m'avoir soufflé l'idée de cette musique sur son blog...

[Ecriture express (4 écoutes) ; 2 paires de décasyllabes entourant un rubato d'héxamètres mélancoliques à destination suicidaire... De l'Amour tranchant à couper au verre brisé...]




De l’eau et du sang…

 La musique coule comme de l’eau
Tombée en perles près de ton piano,

Et bat à coups de bises
Une pluie incisive
Contre les vantaux bleus
De mon cœur amoureux
Tanguant en mon poitrail
Les morceaux du vitrail
De notre histoire morte
Terré près de ta porte
Où mes doigts tambourinent
 Sans espoir et en spleen
Rester tout embrumé
Sans feu et sans fumée
Partir quand vient le soir
Transpercer mon miroir
Et de mauvais augures
Est ma triste blessure
Rien d’autre à retenir
Qu’une envie de mourir…

La musique touche comme du sang
Séché en cailloux près de mon étang…

[J.ChAbAdA ; 12/05/2011]

Trou de vers - De la Fée Nix de l'Attique à la Freyja de Norvège...

Comme Orfeenix, ma grande soeur poétique, est toujours aussi douée en poésie académique, et que j'aime l'idée de m'inspirer de ses thématiques pour écrire, voici un nouveau trou de vers de terre à terre par la mer, à partir du poème "Le grand sort scié" ...

Il y est question d'un corsaire norvégien sans doute... ça tombe bien, j'adore l'omelette norvégienne et le saumon fumé...

Disons qu'au panthéon nordique des poètes, Orfeenix et moi sommes jumeaux comme Freyja et Freyr...

Je suis donc bien ton Freyr chère Freyja...

[4 quatrains d'alexandrins, rimes embrassées, tout ça ; emprunt fait aux mythologies bien sûr...]


Déesse Freyja

De la Fée Nix de l'Attique à la Freyja de Norvège... 
Cap au Nord… Fée Nix !


Entre terre et mer, ton corps généreux hésite…
Faut-il garder le phare ou faut-il naviguer ?
Si tu es cratère, continue de brûler,
Mais si tu es Geyser, accepte les mers, vite…


En ton Tabernacle, méfie toi des Alliances,
Moïse avec son Arche est resté dans les cieux,
Et des idolâtres ont péri dans le feu ;
Garde toi du péché et jouis dans la clémence…


Pour ta boite de Pandore, il serait pratique
Qu’elle soit ignifuge à quelque Prométhée
Qui voudrait de tes braises trop vite abuser…
Autant prendre la mer et partir de l’Attique…


Va trouver ton Corsaire à l’âme norvégienne,
Sans peur que tes œufs soient réduits en omelette,
Tu deviendras Freyja divine et coquinette,
Liquéfiée de plaisirs sans que Thor n’intervienne…


[J.ChAbAdA ; 14/05/2011]

vendredi 6 mai 2011

Un trou de vers des Enfers souterrains au Paradis céleste… D’Orfeenix d’Onyx au Phœnix d’Or…

[librement inspiré des excellents poèmes d’Orfeenix sur son blog , en toute admiration artistique et amitié poétique ;
Neuf quatrains d’Alexandrins en trois étapes :  Un trou de vers des Enfers souterrains au Paradis céleste...]



 
Phœnix dOr



D’Orfeenix d’Onyx au Phœnix d’Or…

I

Quatrains d'alexandrins et rimes embrassées,
Et ta plume trempée dans l'eau sombre du Styx
Fait jaillir un sonnet, lumineuse Orfeenix,
De divine facture et de style apeuré...

Si le coeur est trop lourd, faut-il baisser les armes ?
Certains préfèreront les chagrins belliqueux,
D'autres pacifieront des combats silencieux;
N'est-il pas si subtil de voguer dans les larmes ?

Il faut trouver sa voie au milieu des abysses,
Emporté par les flots des plaisirs dionysiaques,
Préférant les Enfers aux Monts Paradisiaques,
Dans la mélancolie de regrets en délices...

II

Le devoir angélique est de garder l'Azur,
Saint Pierre en a les clefs, pas de double possible;
Mais tu peux respecter les écrits de la Bible,
Sans être Salomon du pur et de l'impur.

La vie est chaotique, pas interminable,
Est-elle trop courte ? Oui si elle est unique,
Mais par des trous de vers, ponts intergalactiques,
La vie se met en clone, et devient acceptable.

Mais faut-il adorer des idoles perdues ?
Thanatos et Eros ne sont pas bons amis,
et à trop rejeter on en reste banni,
Condamné aux Enfers et aux Anges déchus...

III

As-tu perdu la foi, prometteuse Orfeenix ?
Dans les odeurs de mort et les airs torturés,
Dans le deuil, la noirceur, les plaisirs décharnés,
Sors de l’ombre illusion de ta Caverne Onyx.

Pourquoi faut-il toujours t’agiter en rafales ?
Bien des âmes perdues tourbillonnent sans fin,
Et sans trouver d’issue s’épouvantent en vain.
Tu mérites bien ton repos dominical.

Et si je peux t’aider à sortir de ton Styx,
En ami simple et pur  je t’invite à apprendre
Que tu as les dons pour renaître de te tes cendres,
Et qu’en grand Phoenix d’Or tu délaisses Orfeenix !

[ J. ChAbAdA ; 06/05/2011]

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